Simulateur de patrimoine

Un point de départ, un versement mensuel, un horizon, un rendement : la projection montre ce que les intérêts composés font du temps. Inflation, rente et fiscalité attendent dans les options avancées.

Hypothèses

L'épargne

Épargne déjà constituée : livrets, PEA, crypto…

Le temps et le rendement

Hypothèse constante, net de frais.

La rente à l'arrivée

Part du capital retirée chaque année pour vivre dessus.

Projection

Patrimoine estimé dans 25 ans

209 584 €

×2,1 le total versé

dont 109 584 € générés par les intérêts composés

Total verséIntérêts composés

Total versé
100 000 €

départ + versements cumulés

Intérêts composés
109 584 €

52 % du patrimoine final

Rente mensuelle potentielle
≈ 589 € / mois

retrait 4 %/an, net de fiscalité

Détail année par année
Projection du patrimoine année par année
AnnéeTotal verséIntérêtsPatrimoine
Aujourd'hui10 000 €0 €10 000 €
+5 ans28 000 €5 107 €33 107 €
+10 ans46 000 €16 598 €62 598 €
+15 ans64 000 €36 237 €100 237 €
+20 ans82 000 €66 274 €148 274 €
+25 ans100 000 €109 584 €209 584 €

Projection théorique à rendement constant, hors fiscalité pendant la phase d'épargne. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures — ceci n'est pas un conseil en investissement.

Bien lire cette projection

  • Les intérêts composés

    Chaque année, les gains produisent à leur tour des gains. C'est lent au début, spectaculaire à la fin : sur la courbe, la zone verte finit souvent par dépasser les versements.

  • Un rendement = une hypothèse

    Aucun marché ne rend 5 % chaque année : la projection lisse une moyenne. Les profils donnent des ordres de grandeur — livrets ~3 %, diversifié ~5 %, actions long terme ~8 % — nets de frais, jamais garantis.

  • Les euros constants

    À 3 % d'inflation, le pouvoir d'achat fond de moitié en 24 ans. L'option « euros constants » affiche la projection en euros d'aujourd'hui — moins flatteuse, plus honnête.

Intérêts composés : les questions fréquentes

Comment calculer les intérêts composés ?

Le capital est multiplié chaque période par un plus le taux, et les gains produisent à leur tour des gains. Pour un versement mensuel régulier, la formule à appliquer est celle d'une suite géométrique, où chaque versement capitalise sur la durée restante. Le résultat est peu spectaculaire les premières années, puis s'accélère : c'est la seconde moitié de la période qui produit l'essentiel des gains, ce qui explique pourquoi commencer tôt compte davantage que verser beaucoup.

Quel rendement annuel retenir pour une projection ?

Aucun marché ne rapporte le même pourcentage chaque année : une projection lisse une moyenne. Comme ordres de grandeur nets de frais, on retient souvent 3 % pour des livrets et fonds en euros, 5 % pour un portefeuille diversifié, et 8 % pour des actions détenues sur le long terme. Ces repères sont historiques, jamais garantis, et un point de rendement en moins change radicalement le résultat sur vingt-cinq ans. Tester plusieurs hypothèses vaut mieux qu'en choisir une seule.

Que signifie une projection en euros constants ?

Elle exprime le résultat en pouvoir d'achat d'aujourd'hui, inflation déduite, plutôt qu'en euros futurs. La différence est loin d'être cosmétique : à 2 % d'inflation, cent mille euros dans vingt-cinq ans n'en valent qu'environ soixante mille d'aujourd'hui. Une projection en euros courants est plus flatteuse, une projection en euros constants plus honnête pour juger du niveau de vie qu'un capital permettra réellement.

Combien faut-il de capital pour vivre de ses rentes ?

Un repère courant consiste à retirer 4 % du capital par an, ce qui revient à viser environ vingt-cinq fois la dépense annuelle souhaitée : trente mille euros par an demandent ainsi de l'ordre de sept cent cinquante mille euros. Ce chiffre s'entend avant impôt sur les gains, qu'il faut déduire pour raisonner en net. Il suppose aussi un capital resté investi et une durée de retrait limitée.

La règle des 4 % est-elle fiable ?

C'est un ordre de grandeur, pas une garantie. Elle vient d'une étude américaine portant sur des portefeuilles actions-obligations et une retraite de trente ans, dans un contexte historique donné. Elle ne tient compte ni de la fiscalité française, ni des frais, ni d'une séquence de mauvaises années juste après le départ en retraite, qui est le principal risque. Un taux de retrait plus prudent, autour de 3 à 3,5 %, offre une marge de sécurité plus confortable.

Faut-il tenir compte de la fiscalité dans une projection d'épargne ?

Oui, au moment des retraits. Pendant la phase d'épargne, les enveloppes capitalisantes comme le PEA ou l'assurance-vie ne déclenchent pas d'imposition tant que rien n'est retiré. À la sortie, seule la part de gains est taxée : 30 % au prélèvement forfaitaire unique sur un compte-titres, 17,2 % de prélèvements sociaux sur un PEA de plus de cinq ans, environ 24,7 % après abattement sur une assurance-vie de plus de huit ans. Une projection brute surestime donc le capital réellement disponible.

La projection, c'est la théorie. Le suivi, c'est Soldeo.

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